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 Hydroélectricité et qualité de l'eau 
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MessagePublié: Dim Mai 14, 2006 01:43 

Inscription : Mar Déc 23, 2003 16:58
Message(s) : 4
Localisation :
salut,

Un article sur le monde:
Désole, C'est une copie sans l'autorisation car les liens avec le monde ne semble pas marcher.

Bonne lecture à tous:

"Comment concilier production d'énergie hydraulique et qualité de l'eau"
Dès le début de l'examen - entamé jeudi 11 mai avec quelques jours de retard - de la loi sur l'eau et les milieux aquatiques à l'Assemblée nationale, les députés ont été confrontés au télescopage de deux défis environnementaux cruciaux et contradictoires. D'un côté, la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, qui impose de chercher des solutions alternatives aux énergies fossiles. De l'autre, la préservation de la qualité de l'eau.

L'hydroélectricité figure au premier rang des énergies renouvelables. Elle fournit déjà 15 % de la production électrique totale en France et pourrait encore se développer. "La production actuelle est de 70 térawhattheures (TWh) par an, il reste un potentiel inexploité de 30 TWh", affirme Ghislain Weisrock, directeur d'Electrabel Suez. Mais les rivières ne doivent pas en souffrir. Car la France doit atteindre le "bon état écologique des eaux" en 2015, comme l'impose la directive européenne sur l'eau.

Or, si l'attention se focalise souvent sur la mauvaise qualité chimique des eaux douces, les barrages contribuent également à leur dégradation, en modifiant le cours naturel des fleuves et des rivières. Les récentes recherches menées par l'Institut de recherche pour le développement (IRD) sur le barrage de Petit-Saut en Guyane montrent une diminution significative de la diversité des poissons à l'aval du barrage. Ces résultats ne sont bien sûr pas transposables en l'état.

Les conséquences d'un barrage sont variables en fonction du milieu naturel, du type d'aménagement, et des précautions prises lors de sa construction. "Des progrès ont été faits, observe Bernard de Mérona, le chercheur responsable de cette étude. Mais barrer une rivière reste un bouleversement total de l'environnement, qui perturbe les rivières et les poissons. Ce stress environnemental est-il supportable ? C'est une question de choix politique."

La première version de la loi sur l'eau, présentée en avril 2005 au Sénat, avait provoqué une levée de boucliers chez EDF et les autres industriels du secteur. La controverse portait et porte toujours sur deux points : les "débits réservés", c'est-à-dire les débits minimaux restant dans le lit de la rivière afin de garantir la circulation des espèces, et le classement des "rivières réservées", où tout nouvel aménagement sera interdit. Le projet de loi initial imposait des règles beaucoup plus protectrices pour les rivières que par le passé. La perte d'énergie possible avait été évaluée à 4 TWh annuels par les producteurs d'électricité.

Les sénateurs ont largement modifié le projet, en tenant compte de ces inquiétudes. Au point que les associations écologistes déplorent aujourd'hui "un grave recul par rapport à la législation actuelle", notamment sur les débits réservés.

Les conditions de classement des rivières protégées sont également contestées. "L'essentiel du potentiel de développement se situe sur ces rivières, affirme Hugues Albanel, vice-président du Groupement des producteurs autonomes d'énergie hydroélectrique (GPAE). Il ne s'agit plus de construire de grands barrages - presque toutes les capacités françaises sont exploitées -, mais de développer ou de remettre en route de petites centrales. Le potentiel de production est de 7 TWh selon le GPAE. Le projet de loi devrait permettre de définir de nouveaux critères de classement, afin d'aboutir au "gel", "quand c'est le plus pertinent et le plus nécessaire", affirme le rapporteur André Flajolet (UMP, Pas-de-Calais). Mais ces dispositions sont contestées.

"On se contente de prendre acte que certains cours d'eau ont déjà souffert, et on les abandonne purement, tandis que d'autres seront sanctuarisés", a contesté André Chassaigne (PC, Puy-de-Dôme), dans l'Hémicycle, jeudi 11 mai. Germinal Peiro (PS, Dordogne) a appelé à "ne pas fantasmer sur les gains que permettrait la micro-hydraulique". "Je pourrais, en revanche, vous citer une vingtaine de vallées massacrées par de tels équipements qui ne servent que des intérêts privés, produisant très peu d'électricité, qu'EDF est obligée de racheter à un prix exorbitant", a-t-il ajouté.

Les amendements présentés par les socialistes, les communistes et Yves Cochet (Verts) ont été rejetés.

Gaëlle Dupont


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